Tendances Ligne Roset 2018
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Design
de luxe
On parle de plus en plus souvent de luxury design – un design luxueux, un design qui s’inspire des codes traditionnels et fastueux du luxe – ou de designed luxury – un luxe « designé » qui lorgne du côté de l’inventivité et de la rigueur du design. Dans les deux cas, les frontières s’estompent entre le design qui met l’accent sur formes et fonction et le luxe qui privilégie belles matières et savoir-faire d’exception. Plutôt que de s’exclure, ces deux univers semblent aujourd’hui vouloir sinon fusionner, tout au moins s’enrichir l’un l’autre. C’est pourquoi les meubles et objets de la collection Ligne Roset 2018 ont été à la fois pensés individuellement et comme éléments participant d’un projet d’habitation global, parfois inspiré de l’univers de la haute décoration. Cette nouvelle collection est en partie signée par des créateurs qui sont autant des architectes
d’intérieur ou des scénographes que de purs designers objet tels Philippe Boisselier ou le duo Desjeux Delaye qui signe le chevet et la console Débourgeoisée, conçus au départ pour un hôtel parisien ****. L’influence du luxe comme source d’inspiration de la collection 2018 se traduit par l’utilisation de matières nobles et leurs mariages, des dessins plus sophistiqués, des dimensions très généreuses et un mix de créations et de rééditions, valeurs sûres garanties par le temps.
Des
matières
nobles
Ainsi, les sièges se parent de cuirs pleine fleur, de cuirs taureau nubuck ou finition brillante, de velours de laine, de chenilles épaisses et structurées en fibres naturelles (viscose, lin, laine, coton) tandis que les meubles privilégient le bois massif de noyer, de chêne ou de merisier. Le bahut Spirit of forest de Peter Maly est entièrement réalisé en noyer européen massif, assemblage queue droite, avec deux portes coulissantes en verre noir teinté dans la masse. La mise en œuvre des canapés se sophistique : cuirs et beaux tissus sont valorisés par 4 types de coutures différentes (surpiqûres simple, à bourrelet, baguette ou double aiguille) sur le canapé Sintra signé Noé Duchaufour-Lawrance, qui repose par ailleurs sur un piétement sculpté en chêne massif. Le programme de rangement-bibliothèque Et cetera de Patrick Pagnon & claude Pelhaître marie à la profondeur de sa structure en laque plomb, la vivacité de ses façades en noyer veiné et contrasté ou la fantaisie de portes revêtues de tissu avec un choix de 53 coloris. Alors que la bibliothèque Clyde de Numéro111 allie structure avec
piétement en acier laitonné, étagères en chêne noir et grès cérame aspect marbre noir brillant avec des fonds réalisés en grilles d’acier perforé motif rond, losange ou croix de Malte… ou tapissés textile ! Console et chevet Débourgeoisée de Desjeux Delaye associent coffre en laque noire brillante avec un piétement et une poignée-bouton en acier laitonné brossé mat. L’apport original du textile dans les meubles meublants se retrouve aussi sur le meuble paravent-bureau- étagères Softwall de Busetti Garuti Redaelli qui associe les 45 coloris du lainage Canvas de Kvadrat avec le frêne anthracite. Le marbre de Carrare valorise superbement le bout de canapé IPN de François Bauchet, comme la table-coffre et la bibliothèque Hako de Philippe Boisselier. Enfin, le fauteuil et le canapé Riga d’Eric Jourdan proposent de marier le cuir de la face externe de leur structure au tissu de la face interne et des coussins.
Des dessins
sophistiqués
Tournant le dos au design minimaliste, les canapés revendiquent des lignes sophistiquées : le raffinement de leurs formes en voile courbe et leur modelé en trois dimensions ont imposé pour les sièges Riga d’Eric Jourdan ou Sintra de Noé Duchaufour-Lawrance le recours à des mousses injectées. Canapé, fauteuil Mon repos et chaise LR 737 de Peter Maly présentent un jeu graphique entre le tressage rigoureux de leurs sangles croisées et la douceur de leur structure en bois massif courbé.
Des
dimensions
généreuses
Qui dit luxe dit aises et les dimensions deviennent généreuses voire majestueuses, pour offrir un accueil et un confort maximisés. Le grand canapé Sintra de Noé Duchaufour-Lawrance affiche 248 cm, le grand canapé Enki d’Evangelos Vasileiou 266 cm et le très grand canapé Nils de Didier Gomez, réalisé par association de deux méridiennes atteint 416 cm de long ! Les mobiliers et accessoires d’appoint suivent la même tendance : le miroir-valet Geoffrey d’Alain Gilles est spectaculaire avec sa largeur de 148 cm et sa hauteur de 192 cm, de même que la jarre décorative en rotin teinté miel, tissage balinais Tonka d’Alice Rosignoli haute de 80 cm pour un diamètre de 93 cm.
Les lampadaires Mélusine de Peter Maly, Cancan de Patrick Zulauf ou Asola d’Evangelos Vasileiou revendiquent tout autant leur réelle présence décorative par leur taille et les matériaux employés : noyer massif, acier laqué noir ou perforé blanc.
Des
rééditions
En 2018, Michel Roset décide de rééditer deux pièces phares de la collection Hako de Philippe Boisselier qui avaient fait l’objet d’une première édition de 2013 à 2015. Il en est de même pour la chaise LR 737 créée en 1993 par Peter Maly, primée du « State of Hamburg Product Design Award » et alors produite par Thonet. Il est symptomatique qu’une deuxième chaise figure en réédition à la collection Ligne Roset 2018 : la chaise et le bridge mythiques CM 131 dessinés en 1953 par Pierre Paulin. Fabriquées à l’époque par le fabricant allemand Pagholz qui utilise une technique révolutionnaire de bois pressé à haute température, les coques de la chaise et du bridge CM 131 réédités par Ligne Roset sont à nouveau produites en 2018 par Pagholz à partir des moules d’origine. Pour un assortiment parfait avec le bureau Tanis (ex CM 141) avec lequel la chaise CM 131 a été souvent présentée, le bureau Tanis est également réédité dans une nouvelle version avec pieds en acier laqué noir à section cylindrique.
Pour un assortiment parfait avec le bureau Tanis (ex CM 141) avec lequel la chaise CM 131 a été souvent présentée, le bureau Tanis est également réédité dans une nouvelle version avec pieds en acier laqué noir à section cylindrique. Enfin, Michel Roset et Paulin, Paulin, Paulin poursuivent leur travail de mémoire sur l’œuvre de Pierre Paulin en décidant de rééditer des sièges aussi rares que voluptueux initialement produits en 1975 par Artifort, les modèles 500 (fauteuil) et 500/2 (canapé) dont une variante en jersey avait été dénommée Bonnie. Ligne Roset, aujourd’hui l’un des tout premiers éditeurs mondiaux du grand designer disparu en 2009, renforce ainsi de deux pièces maîtresses sa collection Pierre Paulin qui comporte aujourd’hui plus de 20 modèles. Elle est actualisée pour l’occasion par l’adjonction de nouvelles finitions sur la banquette Daybed (1953), la chaise pliante Curule (1982), la Bibliothèque Fil (1972), les desserte et guéridons Elysée (1971), la table d’appoint Lupo (1953) et le tapis Gavrinis 3 (1990).